Pathologies scrotales de l'homme

Le scrotum et son contenu correspondent aux tissus entourant les testicules.

Il comprend ainsi la peau scrotale, la sous peau (ou dartos),

 la vaginale (membrane entourant le testicule) et les annexes testiculaires (épididyme,

 canal déférent et sa vascularisation constituant le cordon sexuel).

Les pathologies scrotales de l'adulte sont pour la plupart bénignes 

mais nécessitent un avis médical pour ne pas méconnaitre

un authentique cancer du testicule.

L'hydrocèle correspond à la présence d'un liquide séreux (citrin) entre la vaginale du testicule et le testicule lui même. Ce liquide est en réalité sécrété par les cellules de la vaginale.

Une hydrocèle peut survenir parfois après une infection virale,

un traumatisme scrotale ou au décours d'une orchiépididymite (infection du testicule).

Dans la plupart des cas, on ne retrouve pas de facteur déclenchant et la croissance

de l'hydrocèle s'effectue sur plusieurs années.

La croissance de l'hydrocèle conduit à une augmentation du volume du scrotum

de manière variable et parfois même impressionnante.

Elle peut être uni ou bilatérale.

Diagnostic :

Le diagnostic de l'hydrocèle est principalement clinique et réalisé par un professionnel entrainé. Une échographie peut être réalisée pour confirmer le diagnostic et surtout éliminer un diagnostic différentiel (dont le cancer du testicule).

Prise en charge:

En l'absence de gène ressentie par le patient, il n'y a pas de traitement spécifique à envisager pour cette pathologie bénigne.

En cas de douleur, de gène à la mobilisation ou de gène esthétique, un traitement chirurgical (cure d'hydrocèle) peut être proposée au patient. Elle consiste en l'ablation ou la plicature de la vaginale (membrane responsable de la sécrétion du liquide).

La ponction d'hydrocèle n'est pas une thérapeutique recommandée en raison de la récidive rapide observée des symptômes.

L'épididyme correspond à la structure tissulaire dans laquelle les spermatozoides

formés dans les testicules acquiert leur mobilité grâce à leur flagelle.

L'epididyme est constitué d'une tête (accolé au pôle supérieur du testicule), d'un corps et

d'une queue à laquelle fait suite le canal déférent.

La pathologie kystique de l'épididyme est parfaitement bénigne, avec des kystes

de taille très variable (de quelques mm à plusieurs cm).

Elle peut être uni ou bilatérale.

Diagnostic :

Le diagnostic de kyste de l'épididyme est principalement clinique et réalisé par un professionnel entrainé. Une échographie peut être réalisée pour confirmer le diagnostic et surtout éliminer un diagnostic différentiel (dont le cancer du testicule).

Prise en charge:

En l'absence de symptôme douloureux ou de gène esthétique, les kystes de l'épididyme ne nécessitent pas de traitement particulier.

Si la gène ou des douleurs sont ressenties, un traitement chirurgical (ablation des kystes voir exceptionnellement épididymectomie) peut être proposé.

La varicocèle correspond à la la turgescence de la veine spermatique

par mauvais retour veineux. Ce phénomène est essentiellement décrit 

du coté gauche, la veine spermatique gauche rejoignant la veine rénale gauche

de plus petit calibre que la veine cave inférieure rejointe par la veine

spermatique droite.

Diagnostic :

Le diagnostic de varicocèle est principalement clinique, avec généralement

un cordon variqueux ressenti derrière le testicule gauche par le patient.

La varicocèle peut conduire à des douleurs testiculaires (notamment aux efforts)

et à une diminution de la fertilité du testicule gauche (augmentation de la 

température locale conduisant à une mauvaise spermatogenèse).

A l'examen clinique, le professionnel de santé recherchera un reflux dans la veine par la manoeuvre de Valsalva.

Une échographie scrotale sera réalisée pour confirmer le diagnostic, évaluer le grade du reflux. Elle sera complétée par une échographie rénale pour éliminer une exceptionnelle tumeur rénale pouvant obstruer la veine rénale gauche et conduire à une varicocèle.

Prise en charge:

En l'absence de symptôme douloureux, de reflux clinique et de désir de paternité, la présence de la varicocèle peut être tolérée.

Elle sera systématiquement traitée chez les patients en présence de douleurs, d'hypotrophie testiculaire (testicule plus petit) ou en cas de trouble de la fertilité observé sur un spermogramme.

Le cadre de la prise en charge en aide médicale à la procréation (AMP), le traitement de la varicocèle permet généralement l'amélioration du spermogramme.

Le traitement de référence consiste en l'embolisation de la veine spermatique par un radiologue interventionnel spécialisé.

En cas d'échec, un traitement chirurgical peut être proposé.

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L'hydrocèle
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Les kystes de l'épididyme
La varicocèle
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